Au milieu d’une pandémie qui ne se produit qu’une fois par siècle, il est difficile pour les Canadiens, leurs familles, les entreprises et les gouvernements de regarder au-delà de la lutte contre les effets immédiats de la COVID-19. Alors que les Canadiens continuent de se soutenir mutuellement aujourd’hui, nous devons également commencer à penser à l’avenir, au monde de l’après-COVID-19, pour planifier la manière dont notre pays et notre économie peuvent en sortir plus forts.

La reprise commence par la résilience. En soutenant les entreprises et les employés pendant la pandémie de COVID-19, nous nous assurons qu’ils seront en mesure de propulser notre reprise économique.

Bien que personne ne puisse prédire avec certitude les répercussions économiques, politiques et culturelles de la crise au Canada et dans le reste du monde, nous savons que ces changements seront importants. Le niveau élevé de collaboration entre les gouvernements, les entreprises et la société civile qui gèrent cette pandémie devrait donner confiance aux Canadiens dans notre capacité collective à faire face aux changements durables qu’elle entraînera.

Élaborée en partenariat avec le vaste Réseau de résilience des entreprises canadiennes, qui regroupe plus de 450 chambres de commerce et plus de 100 des principales associations commerciales et industrielles du Canada, la Feuille de route vers la reprise définit neuf grands axes stratégiques et des mesures spécifiques que nos dirigeants politiques doivent commencer à envisager pour assurer une reprise forte et durable.

  • Remettre les Canadiens au travail

    La main-d’œuvre canadienne ne sera plus la même au moment de la reprise. En un mois, nous sommes passés de l’un des marchés de l’emploi les plus étroits de l’histoire à plus d’un million de pertes d’emplois. Les employeurs pourraient ne pas revenir de sitôt aux niveaux d’avant la crise. Les emplois disponibles et les compétences requises vont changer. Les employeurs pourraient se tourner de plus en plus vers l’automatisation pour maintenir les opérations lors de crises futures et réduire les risques. Les Canadiens auront besoin de programmes de recyclage, d’amélioration des compétences et de formation professionnelle pour retrouver un emploi. L’éducation et la formation vont également évoluer, notamment par l’augmentation des besoins entourant l’apprentissage en ligne et les compétences durables, l’accent étant mis sur l’apprentissage intégré au travail et l’acquisition continue du savoir. Il sera essentiel de veiller à ce que tous les Canadiens aient la possibilité de participer à la reprise pour assurer une croissance inclusive et la création d’emplois généralisée.

    Nous demandons au gouvernement fédéral de s’engager à :

    1. Développer des stratégies du marché du travail menées par les entreprises et adaptées aux communautés en utilisant des données en temps réel et des renseignements sur le marché du travail local.
    2. Utiliser les chambres de commerce comme carrefours locaux pour les collaborations entre employeurs qui fourniront aux entreprises le temps et l’espace nécessaires pour partager, collaborer et planifier en établissant des points de référence et une résilience pour une planification de la main-d’œuvre à l’épreuve du temps.
    3. Mener un examen complet de l’assurance-emploi (AE) afin d’identifier les réformes nécessaires pour répondre aux besoins actuels et futurs en matière de main-d’œuvre, en veillant à ce que les Canadiens restent en contact avec la main-d’œuvre et en incluant une forte composante de formation de perfectionnement et de requalification.

    Donner l’exemple en représentant des voix inclusives dans la reprise et en remettant les Canadiens au travail.

  • Maintenir les chaînes d’approvisionnement et la mobilité des personnes

    Redémarrer une entreprise après un arrêt prolongé est extrêmement difficile. Le déploiement des règles relatives aux services essentiels dans tout le pays a créé une situation inégale qui empêche la poursuite de nombreuses fonctions essentielles dont les entreprises et leurs clients ont besoin. La plupart des industries devront réactiver l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement, où le point le plus faible de la chaîne déterminera le succès d’un retour à l’activité économique. Compte tenu de la nature absolue de la COVID-19, les entreprises ne peuvent pas se permettre de faire face à des perturbations supplémentaires causées par les entraves réglementaires et les restrictions au commerce interprovincial/territorial. Une infrastructure de transport propice au commerce est essentielle pour améliorer la circulation des biens et des personnes au Canada. L’amélioration des données et de l’information sur la chaîne d’approvisionnement peut rendre les chaînes d’approvisionnement canadiennes plus efficaces et mieux préparées à répondre aux futures perturbations.

    Nous demandons au gouvernement fédéral de :

    1. Établir des protocoles pour les voyages et déployer des technologies qui protègent la santé des passagers afin de favoriser les déplacements des personnes et de rétablir la confiance dans les voyages et les transports en commun.
    2. Avancer les fonds d’infrastructure budgétisés des années futures du plan d’infrastructure à long terme pour reconstituer le Fonds national des corridors commerciaux (FNCC).
    3. Travailler avec l’industrie pour identifier et supprimer les entraves politiques et réglementaires à l’innovation et à la numérisation de la chaîne d’approvisionnement.
    4. Encourager les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux à supprimer la totalité ou la plupart de leurs exceptions à l’Accord de libre-échange canadien (ALEC) au plus tard à la fin de 2020.
    5. Travailler avec les provinces et les territoires pour consacrer des ressources supplémentaires à la Table de conciliation et de coopération en matière de réglementation (TCCR) dans le cadre de l’ALEC.
    6. Encourager les gouvernements provinciaux et territoriaux à s’engager à la reconnaissance mutuelle automatique des qualifications professionnelles et des métiers dans la mesure du possible.
    7. Encourager les gouvernements provinciaux et territoriaux à autoriser la vente directe d’alcool aux consommateurs.
  • Gérer la dette et les déficits

    Le Canada entrera dans la phase de reprise avec une nouvelle dette publique et privée substantielle. Les gouvernements fédéral et provinciaux et territoriaux ont eu recours à d’importantes mesures de relance budgétaire dans le cadre de cette crise sanitaire sans précédent, et un soutien supplémentaire pourrait être nécessaire pour éviter un ralentissement économique prolongé. L’endettement des particuliers et du secteur privé va également augmenter, car les ménages ont du mal à effectuer leurs paiements et les entreprises empruntent pour maintenir leurs activités. Le Canada devra faire un choix entre la réduction de la dette et des déficits et le maintien d’un système fiscal compétitif qui encourage l’investissement des entreprises et la croissance économique.

    Nous demandons au gouvernement fédéral de s’engager à :

    1. Effectuer un examen exhaustif du régime fiscal canadien en se fondant sur les principes de la compétitivité, de la simplicité et de l’équité fiscale.
    2. Fournir des orientations sur sa situation budgétaire et son ratio dette/PIB ainsi que des rapports sur la situation budgétaire combinée des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et municipaux.
    3. Utiliser des mesures d’élargissement de l’assiette fiscale pour augmenter le volume de capital et d’activité économique disponible pour la fiscalité et la réduction de la dette, y compris un incitatif fiscal assorti de délais pour encourager les entreprises canadiennes à rapatrier une plus grande partie de leurs revenus internationaux.
    4. Mobiliser un plan de relance financé par le secteur privé pour une reprise productive et inclusive, y compris la création d’un fonds de régénération canadien à l’échelle nationale (l’équivalent canadien du Opportunity Zone Funds aux États-Unis).
    5. Appliquer une déduction pour amortissement de 100 % la première année de tous les investissements en immobilisations physiques, à l’exclusion des bâtiments, dans tous les secteurs de l’économie.
    6. Exiger des entreprises internationales qu’elles appliquent une taxe sur la valeur ajoutée appropriée sur les ventes liées à l’achat de services numériques au Canada.
  • Faire face à la fragmentation à l’échelle mondiale

    Le renversement de décennies de mondialisation économique et de chaînes d’approvisionnement internationales créera des défis pour une nation commerciale comme le Canada. La structure du commerce international et les flux de capitaux mondiaux se transformeront à mesure que la pandémie perturbera l’économie mondiale. L’attrait des politiques protectionnistes augmentera à mesure que les pays se remettront de la COVID-19 et les barrières érigées pendant la crise pourraient être lentes à tomber. Nous devons également nous attendre à une restructuration dans les secteurs du tourisme et des transports internationaux, dont les retombées compromettront notre capacité à attirer les étudiants étrangers. Les Canadiens devront concilier leur tradition d’internationalisme avec un environnement mondial radicalement nouveau.

    Nous demandons au gouvernement fédéral de s’engager à :

    1. Collaborer avec le monde des affaires pour identifier les capacités et les lacunes du Canada en matière de chaînes d’approvisionnement essentielles, notamment les politiques qui favoriseront la capacité de production et d’importation des produits essentiels au bien-être économique du Canada et les mesures qui contribueront à améliorer la capacité des entreprises canadiennes à exporter dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.
    2. Travailler avec des regroupements aux vues similaires pour protéger les éléments essentiels du système commercial fondé sur des règles et élaborer des normes essentielles à nos intérêts nationaux, notamment en réduisant les subventions industrielles qui faussent la concurrence et en protégeant notre capacité à prospérer dans l’économie numérique et immatérielle.
    3. Donner la priorité aux accords commerciaux existants, à la facilitation des échanges commerciaux et aux mesures frontalières et mieux les utiliser, alors que nous nous remettons de la crise de la COVID-19.
  • Adopter la technologie et l’innovation

    La pandémie va changer notre façon de vivre, de travailler et d’utiliser la technologie. Une crise de cette ampleur modifiera sans aucun doute les préférences des consommateurs et les normes en milieu de travail. Les Canadiens ont soudainement été contraints de travailler à distance, de tenir des réunions virtuelles et d’adopter massivement les achats en ligne et l’apprentissage en ligne. Une économie de plus en plus numérique nécessitera des investissements importants dans des réseaux sophistiqués, la cybersécurité et l’électronique. Elle obligera également les entreprises à adopter de nouvelles technologies et de nouveaux modèles commerciaux pour interagir avec les clients, les consommateurs et les employés.

    Nous demandons au gouvernement fédéral de s’engager à :

    1. Mettre en œuvre un plan efficace pour le déploiement de la large bande sur l’ensemble du territoire canadien et combler le déficit financier là où le secteur privé n’a pas d’argument commercial pour le faire.
    2. Mettre en place des programmes, du financement et des mesures incitatives à l’adoption de technologies dans les entreprises de toutes tailles et dans tous les secteurs afin d’améliorer la productivité canadienne.
    3. Accorder la priorité à la vente aux enchères du spectre de 3 500 mégahertz afin que les Canadiens puissent tirer parti des réseaux 5 G.
    4. Accélérer le rythme d’attribution du spectre en ondes millimétriques afin que les entreprises puissent utiliser la puissance de l’internet des objets (IoT) pour la logistique, les villes intelligentes et d’autres fins industrielles.
    5. Développer une stratégie de transfert de technologie pour améliorer la commercialisation de la recherche scientifique développée dans les institutions universitaires, de recherche et gouvernementales du Canada.
    6. Adopter un régime de « boîte à innovation » qui réduirait le taux d’imposition des sociétés pour les revenus tirés d’inventions brevetées et d’autres propriétés intellectuelles liées à des produits, services et procédés innovants, nouveaux ou améliorés, développés au Canada.
    7. Élargir la portée du Plan d’action sur le capital de risque et envisager de plafonner à 6 % le rendement des investissements publics.
    8. Soutenir un écosystème attrayant pour l’investissements providentiel et le capital de risque pour financer les entreprises technologiques et les entreprises en démarrage au Canada, y compris la disponibilité d’actions accréditives.
  • Assurer la résilience du secteur des ressources

    De nombreuses entreprises canadiennes du secteur des ressources naturelles se trouvent en territoire inconnu. La destruction de la demande résultant des mesures prises dans le cadre de la COVID-19 a fait chuter les prix du pétrole et a entraîné une baisse importante de la demande mondiale pour les métaux et les produits forestiers. La crise a également démontré l’importance de la sécurité énergétique en tant que service essentiel qui alimente non seulement notre économie, mais aussi nos systèmes de santé. Avec les mesures de soutien appropriées, le Canada peut gagner des parts de marché en innovant pour créer des produits pétroliers et gaziers à faible intensité d’émissions, fournir des milliards de dollars de revenus indispensables aux gouvernements et stimuler les investissements dans les technologies propres renouvelables. La politique et les infrastructures commerciales sont essentielles pour que notre secteur des ressources puisse prospérer dans une économie mondiale nouvelle et tirer parti de la quatrième révolution industrielle. L’abondance des ressources naturelles du Canada, notamment l’énergie, les minéraux, l’agriculture, la sylviculture et la pêche, constituera un avantage concurrentiel important pour la reprise de notre économie.

    Nous demandons au gouvernement fédéral de s’engager à :

    1. Créer un réseau de certification transparent, objectif et vérifié par un tiers pour les produits énergétiques canadiens afin de confirmer la durabilité et de signaler que la détention d’actions dans ces entreprises peut être compatible avec la gestion des changements climatiques.
    2. Adopter une approche axée sur les infrastructures pour stimuler le secteur des ressources et rétablir la confiance des investisseurs dans le système réglementaire canadien.
    3. Améliorer l’accès des produits canadiens aux marchés mondiaux grâce à une infrastructure commerciale favorable au secteur des ressources.
    4. Utiliser le Plan canadien pour les minéraux et les métaux (PCMM) pour améliorer la résilience du Canada et élaborer une stratégie d’exportation qui aide le Canada à contribuer aux plans de relance d’autres pays, notamment dans le cadre de projets d’infrastructure et d’énergie verte fortement axés sur les minéraux.
    5. Utiliser des mesures d’incitation à la rénovation écologique pour soutenir la demande intérieure pour les produits forestiers canadiens et améliorer l’efficacité énergétique des maisons canadiennes de 20 ans et plus, et encourager les gouvernements provinciaux et territoriaux à faire de même.
    6. Continuer à travailler avec les producteurs d’énergie, les industries du transport et les industries à forte intensité énergétique du Canada pour élaborer une norme de combustible propre qui garantira la réduction des émissions sans sacrifier la compétitivité économique.
  • Planifier la continuité des activités des petites et moyennes entreprises

    Les situations d’urgence, comme les pandémies, les catastrophes naturelles et les cyberattaques posent des défis uniques aux petites et moyennes entreprises. La plupart ne se remettront pas au même rythme que les grandes entreprises et beaucoup ne survivront pas à la crise. Les PME auront besoin d’outils et de ressources considérables pour les aider à maintenir leurs activités et à s’adapter à une économie différente. Elles auront également besoin d’aide pour se préparer à la prochaine crise, notamment de conseils sur les questions juridiques et les ressources humaines, la gestion du flux de trésorerie, le maintien des opérations, la cybersécurité et l’adoption de modèles d’entreprise avec une présence physique moindre (par exemple, travail à distance et commerce électronique).

    Nous demandons au gouvernement fédéral de s’engager à :

    1. Introduire des programmes de soutien pour aider les entreprises à se préparer à l’équipement de santé et de sécurité, aux procédures d’exploitation, etc. nécessaires pour répondre aux exigences de la COVID-19, y compris la rénovation, la désinfection et la reconfiguration des locaux physiques, ainsi que l’achat d’équipement de protection individuelle (EPI) pour les employés et les clients.
    2. Établir des normes d’exploitation et d’équipement pour les entreprises et assurer un approvisionnement fiable pour l’équipement requis.
    3. Mettre graduellement fin aux programmes d’aide de la COVID-19, en tenant compte des différentes périodes de réouverture des économies et des secteurs, avec des exigences différentes en fonction des cycles économiques distincts.
    4. Conserver les programmes de liquidité de la COVID-19 garantis par le gouvernement après y avoir mis fin progressivement pour les réintroduire facilement au moment voulu et revoir les programmes chaque année pour s’assurer qu’ils s’appliquent aux secteurs émergents et aux différents modèles d’entreprise.
    5. Simplifier les critères d’admissibilité aux programmes d’aide, consulter le monde des affaires sur la manière de procéder et communiquer régulièrement les critères et les programmes disponibles par le biais des canaux des secteurs public et privé.
    6. Introduire des programmes de planification de la continuité et de certification en matière de cybersécurité pour les PME et offrir des incitatifs financiers pour leur achèvement.
    7. Mener un examen de l’assurance contre les interruptions de services ou d’activités commerciales afin de garantir la disponibilité d’une couverture pour les urgences (sanitaires, naturelles, cyberattaque), afin de clarifier les responsabilités des employeurs en cas de maladie ou de blessure de leurs employés et de protéger les entreprises qui souscrivent cette couverture.
    8. Travailler avec les entreprises, les syndicats, les professionnels de la santé et d’autres groupes pour élaborer des lignes directrices sur les interventions d’urgence pour les entreprises et les rendre disponibles par l’intermédiaire des chambres de commerce et d’autres canaux utilisés par les PME.
    9. Introduire un compte d’épargne d’urgence exempt d’impôt pour les entreprises, auquel toutes les entreprises ayant droit au taux d’imposition des petites entreprises pourraient souscrire, et dont la limite annuelle serait la même que pour les particuliers (6 000 dollars en 2020).
  • Renforcer notre infrastructure de santé publique

    Une des retombées à long terme de la pandémie est que des systèmes de santé résistants et efficaces deviendront un avantage concurrentiel encore plus grand pour les nations. Les gouvernements devront repenser la rapidité et l’agilité avec lesquelles ils doivent réagir pour prendre des décisions de santé publique et apporter un soulagement financier aux particuliers et aux entreprises. Pour ce faire, il faudra revoir les politiques relatives aux infrastructures essentielles de soins de santé, aux réserves stratégiques de fournitures indispensables et à la nécessité de garantir des installations de production nationales pour les équipements médicaux importants. Il s’agira également de repenser les marchés publics et la distribution des équipements essentiels en temps de crise.

    Nous demandons au gouvernement fédéral de s’engager à :

    1. Combler les lacunes dans l’approvisionnement en équipements médicaux, fournitures médicales, vaccins et équipements de protection individuelle par la production nationale et améliorer la capacité du Canada à s’approvisionner en produits médicaux à l’étranger.
    2. Veiller à ce que les processus réglementaires pour les tests de la COVID-19, les tests d’anticorps et les essais cliniques de vaccins s’accélèrent et s’efforcer de permettre une distribution rapide des vaccins en gros une fois qu’ils sont disponibles.
    3. Trouver un équilibre entre la santé publique et la protection de la vie privée pour les technologies qui permettent de retracer l’interaction humaine et de savoir si une personne a été exposée à un porteur de la COVID-19.
    4. Fournir des ressources et des renseignements sur la santé mentale dans un contexte de distanciation sociale, donner aux employeurs les moyens d’offrir des services de soutien en matière de santé mentale et financer des lignes d’assistance téléphonique spécialisées dans ce domaine.
    5. Mettre l’accent sur les processus d’achat basés sur les résultats pour innover en matière de santé publique en utilisant les meilleures technologies et en veillant à ce que les outils de santé publique offrent un bon rapport qualité-prix.
  • Repenser le rôle et les priorités du gouvernement

    Il n’y a pas de rôle plus fondamental pour le gouvernement que de protéger la population en temps de crise. Les guerres, les pandémies et les récessions graves nécessitent inévitablement une implication accrue des gouvernements dans l’économie et dans la société dans son ensemble. Toutefois, une fois la crise passée, les besoins de la société et les outils utilisés pour y répondre peuvent être profondément différents. La crise de la COVID-19 démontre que, si l’occasion se présente, le secteur privé relèvera le défi et répondra à l’évolution de la situation avec une rapidité et une souplesse qui font défaut aux gouvernements. Alors que le gouvernement réfléchit à la manière de construire un avenir plus sûr pour les Canadiens, il doit donner la priorité aux facteurs économiques fondamentaux nécessaires à la croissance et aux opportunités. Notre objectif ne devrait pas être de revenir aux conditions commerciales peu concurrentielles qui prévalaient avant la crise. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons encourager l’esprit d’entreprise et l’investissement, non seulement pour réparer les dommages infligés par la COVID-19, mais aussi pour réaliser le potentiel économique du Canada.

    Nous demandons au gouvernement fédéral de s’engager à :

    1. Poursuivre le niveau élevé de collaboration avec le monde des affaires et mettre en place une équipe de travail sur la relance, la croissance et la prospérité au plus haut niveau.
    2. Passer des mesures de soutien d’urgence et d’une réponse basée sur des subventions à la crise COVID-19 vers une approche axée sur la croissance qui fait du Canada l’un des environnements d’investissement les plus compétitifs au monde.
    3. Accélérer l’adoption du gouvernement électronique et du gouvernement mobile afin d’améliorer l’efficacité des programmes gouvernementaux, l’efficience des opérations gouvernementales et les délais de réaction aux crises et de réduire les charges administratives pesant sur les entreprises.

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« Les petites et moyennes entreprises font partie intégrante de l’économie canadienne. Nous sommes conscients que de nombreuses entreprises sont confrontées à des difficultés en ce moment et nous nous engageons de tout cœur à les soutenir autant que possible. Cette campagne est un moyen d’y parvenir. »

Jeff Macoun, président et chef de l’exploitation, Canada, Canada Vie

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