La Journée nationale des patrons, 16 octobre 2020 : le leadership dans le monde tumultueux de l’après-COVID

Le Réseau de résilience des entreprises canadiennes (RDRDEC) rassemble un vaste réseau de plus de 450 chambres de commerce et plus de 100 des principales associations sectorielles du Canada, provenant de toutes les régions et de tous les secteurs de l’économie. Ce réseau représente divers points de vue et le blog RDRDEC offre une plateforme permettant de partager des idées avec d’autres membres du milieu des affaires ainsi que le gouvernement fédéral. Les opinions exprimées dans ce blog ne reflètent pas nécessairement les points de vue ou les positions du RDRDEC ou de la Chambre de commerce du Canada.

Rédigé par : Faith Goodman
chef de la direction
Goodman Sustainability Group, et membre fondatrice, VeriStell Institute

Il semble presque irréel que le hasard ait voulu que la Journée nationale des patrons 2020 tombe pendant la deuxième vague de la COVID-19 au Canada.  Quelles devraient être nos attentes envers nos chefs d’entreprise?  Nous poursuivons nos activités dans une période d’incertitude et de complexité incessantes.  Certains jours, tout ce dont nous sommes sûrs, c’est la confiance que nous avons en nos familles et nos amis, nos piliers. 

Or, même en temps de crise, de nouvelles études indiquent que les employés et les consommateurs considèrent de plus en plus leur chef d’entreprise comme une personne de confiance, parfois même plus que les gouvernements ou les organisations à but non lucratif.  Ils espèrent que leur PDG fera preuve de leadership face à des défis de société importants, afin de leur offrir un espace sûr.  Cette confiance croissante dans la direction des entreprises est à la fois un risque et une opportunité. Le risque est que les dirigeants ne répondent pas aux attentes, qu’ils brisent leur confiance. L’opportunité est de l’accepter et de faire un pas en avant avec audace, de prendre position sur les grands problèmes du moment : changement climatique, itinérance, famine, inégalité des revenus, racisme, questions de genre, et autres.   La nouvelle réalité est qu’il n’est plus possible d’attendre dans les coulisses.

Prendre position ne doit pas nécessairement nuire à la rentabilité et à la compétitivité.  En fait, un engagement sérieux permet de se prémunir contre les risques. La recherche révèle des tendances évidentes chez les parties prenantes. Les parties prenantes se tourneront vers les marques ayant un véritable engagement en matière d’ESG (environnement, droits sociaux et gouvernance) et celles ayant un objectif d’entreprise bien défini, et leur resteront fidèles. Elles achèteront, investiront et travailleront au service de marques qui sont durables et constituent une force positive dans leurs communautés. 

Aujourd’hui, l’exigence croissante selon laquelle les entreprises doivent démontrer une performance ESG crédible est un obstacle de taille pour beaucoup.   Les dirigeants (patrons) qui saisissent cette opportunité donneront à leurs marques de meilleures chances de bénéficier d’un avantage concurrentiel.  Voici la nouvelle normalité : les chefs d’entreprise dirigent d’une manière qui permet à leurs entreprises et à leurs parties prenantes de prospérer.   Dans ce contexte, la confiance est la devise de la compétitivité à long terme. Lorsque vous pensez au leadership et à la Journée nationale des patrons, soyez conscient de la nouvelle possibilité que vous offre la confiance des parties prenantes et soyez conscient que l’incapacité à vous adapter peut constituer votre plus grand risque.