5 minutes pour les affaires : L’inclusion pour reconstituer notre main-d’œuvre

Dans notre Feuille de route vers la reprise, le premier domaine d’action abordé est l’importance de remettre les Canadiens au travail. À cet égard, nous soulignons l’importance de veiller à ce que tous les Canadiennes et les Canadiens aient la possibilité de participer à la reprise, car cela est indispensable à une croissance inclusive et à la création généralisée d’emplois.

En quelques mois, nous sommes passés d’un des marchés de l’emploi les plus concurrentiels de l’histoire récente à un taux de chômage record et à une réduction des heures de travail avec une rapidité sans précédent. Alors que nous rouvrons les marchés dans tout le pays et que nous nous dirigeons vers la reprise, nous savons que les emplois disponibles et les compétences requises vont changer. Les employeurs pourraient se tourner de plus en plus vers l’automatisation pour maintenir les opérations lors de crises futures et réduire les risques. Les Canadiennes et les Canadiens auront besoin de programmes de recyclage, d’amélioration des compétences et de formation professionnelle pour retrouver un emploi. L’éducation et la formation vont également évoluer, notamment par l’augmentation des besoins entourant l’apprentissage en ligne et les compétences durables, l’accent étant mis sur l’apprentissage intégré au travail et l’acquisition continue du savoir.

Quel est donc le rôle des entreprises dans une relance?

Nous avons demandé au gouvernement fédéral de montrer l’exemple en faisant en sorte que les voix de tous puissent s’exprimer dans le cadre de la reprise et en remettant les Canadiens au travail. Le Conseil sur l’approvisionnement représente un bon début, car il regroupe des représentants du monde des affaires, des syndicats, de nombreux secteurs et d’organisations à but non lucratif, et inclut les voix des universitaires, des femmes et des entreprises autochtones. Cette démarche devrait être reproduite à tous les niveaux de gouvernement, dans les conseils d’administration et les réunions des dirigeants, dans les comités de santé et de sécurité au travail, ainsi que dans les discussions sur les activités commerciales et sur le retour au travail.

À mesure que les employés poursuivent et reprennent leur travail, à distance ou sur place, ou selon divers modèles hybrides, la clé d’une réinsertion professionnelle réussie et d’une reprise économique pour les parents est la disponibilité de services de garde d’enfants fiables et abordables. Nous devons comprendre que l’effectif féminin, que ce soit en tant que salariées, propriétaires d’entreprise ou entrepreneuses, est le plus touché sur le plan du revenu, de l’avancement, de la santé mentale et des décisions entre le travail et les responsabilités parentales. Sans la participation des femmes à la main-d’œuvre, il n’y aura pas de reprise, ou de période de reprise, inclusive.

Nous devons également examiner les différentes façons dont les secteurs à prédominance féminine, comme le commerce de détail, la beauté et les soins aux enfants et aux personnes âgées, ont été touchés par la crise. Le monde des affaires a la responsabilité de veiller à ce que ces secteurs soient pleinement intégrés dans les plans globaux de relance et dans les mesures de soutien.

Nous devons également reconnaître que les femmes ne sont pas les seules à avoir été touchées de manière disproportionnée. Nous devons intégrer les jeunes, les étudiants, les immigrants et les populations autochtones, entre autres, dans la relance inclusive.

Il est essentiel de veiller à ce que tous les Canadiennes et les Canadiens aient la possibilité de participer à la reprise pour assurer la croissance économique et la création généralisée d’emplois.

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