5 minutes pour les affaires : Les affaires comme d’habitude

Nous entendions souvent les gens employer l’expression “Les affaires vont comme d’habitude”. Cependant, cette édition de 5 minutes pour les affaires vous aidera à mieux comprendre à quel point les affaires inhabituelles sont devenues au milieu de COVID-19 et à quoi ressemblera la nouvelle norme.


Nous entendions souvent les gens employer l’expression “Les affaires comme d’habitude”.

Cependant, pour mieux comprendre à quel point les affaires sont devenues, en fait, inhabituelles, nous avons établi un partenariat avec Statistique Canada pour lancer l’Enquête canadienne sur les la situation des entreprises (ECSE) en avril. En tant que première vue d’ensemble sur la manière dont les entreprises vivent la crise COVID-19, les données de l’enquête brossent un tableau saisissant des coûts économiques de la lutte contre le virus.

L’enquête a révélé que plus de 80% des entreprises ont connu une baisse allant de moyenne à élevée de la demande pour leurs services ou produits. Près d’un tiers des entreprises ont déclaré des revenus du Q1 en baisse de 40% ou plus par rapport à la même période l’an dernier. Malheureusement, 27% des entreprises ont dû licencier la moitié ou plus de leurs employés, et 10% des entreprises ont licencié tout leur personnel. Cette baisse sans précédent de la demande et les mises à pied qui en découlent représentent des millions de Canadiens qui ont perdu leur emploi au cours des deux derniers mois.

En réponse à ce grave ralentissement économique, les gouvernements, à tous les niveaux, s’efforcent d’agir rapidement, d’être flexibles et d’accepter plus de risques. Des programmes fédéraux visant à fournir des subventions salariales et des liquidités aux entreprises sont mis en œuvre à des vitesses inédites afin d’aider le plus grand nombre d’entreprises et leurs employés à surmonter la pandémie.

Bien que ces programmes aident à soutenir de nombreuses entreprises, une fermeture prolongée n’est pas financièrement viable pour les entreprises et les gouvernements. C’est pourquoi les juridictions du monde entier, ainsi que les provinces et territoires du Canada, lèvent progressivement les ordonnances de fermeture et rouvrent leurs économies.

Cependant, rien n’est routinier sur la façon dont les affaires reprennent. Tant que la COVID-19 continuera d’être une menace pour la santé publique, les entreprises devront ajuster leur fonctionnement pour protéger les employés et les clients. Le ECSE démontre que ces changements sont déjà en cours: 18% des entreprises ont déjà modifié leurs modes de production; 35% ont modifié les produits ou services offerts aux clients; et 45% ont ajouté de nouvelles façons d’interagir avec, ou de vendre aux clients.

Plus d’ajustements devront être effectués à mesure que les lieux de travail continueront de rouvrir. La salle à manger du bureau était un endroit où les employés pouvaient bavarder tout en mangeant un sandwich et en échangeant sur le match de hockey du week-end dernier. Bien que nous puissions encore le faire, une photo récente des bureaux de Hyundai montrant des séparateurs en plexiglas aux tables du déjeuner nous donne un aperçu des changements possibles.

De plus, les chaînes d’approvisionnement mondiales sont dorénavant bouleversées et les frontières internationales resteront difficiles à traverser. Les marchandises produites et expédiées peuvent maintenant nécessiter des délais de plusieurs semaines ou mois. Pour sure, les cargos ne se déplaceront pas à toute vitesse immédiatement avec des chargements complets

Pour continuer sur le thème des frontières, il faudra encore un certain temps pour voir des avions voler à pleine capacité, car les gens hésitent à se revoir confinés dans les espaces restreints du transport aérien. Et bonne chance pour les grands rassemblements de masse cela n’arrivera pas de sitôt.

Alors, bienvenue dans la nouvelle normalité de notre façon de travailler – ce à quoi elle ressemblera n’a rien à voir avec ce que nous connaissions !